grogne et se détend :
L'ivresse loge bien au fond
de l'ogresse délivrée
dans sa chair elle git
en manque de sons
comme Emma perdue
mais vivra, elle !
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L'Ogresse Lit Chaque dernier mardi du mois, des lectures poétiques au Théâtre de l'Ogresse |
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poemi in corsa de et par Claudia Donnini avec Thomas Kpade au violoncelle
Respirez, ne respirez plus de et par Philippe Desclais
Coupez la gorge de et par Fred Périé
La puissance des mouches* de Lydie Salvayre, lu par Charlotte Bayart-Noé
En joue* de Philippe Soupault lu par Hervé Dauphin
Moby Dick* (le jet fantôme) de Herman Melville lu par Catherine Piéderrière
La conscience de Zeno d’Italo Svevo*, lu par Charlotte Bayart-Noé
Le rêve de pierre de Tarjei Vessas puis, une note extraite de qui, au sein… d’Antonin Artaud
lus par Olivier Gallon
vidéo pour rien 2, de Olivier Gallon
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Date |
30 Octobre |
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Thème |
obsession |
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Vidéo |
Olivier Gallon |
Des rangées, ballet burlesque de la normopathie
« Le problème de la place ou de l’emplacement se pose pour les hommes en termes de démographie ; et ce dernier problème de l’emplacement humain, ce n’est pas simplement la question de savoir s’il y aura assez de place pour l’homme dans le monde, question après tout bien importante, c’est aussi de savoir quelles relations de voisinage, quel type de stockage, de circulation, de répérage, de classement des éléments humains doivent être retenus de préférence dans telle ou telle situation pour venir à telle ou telle fin. Nous sommes à une époque où l’espace se donne à nous sous la forme de relations d’emplacements » Michel Foucault
Sur le plateau, des chaises, ou plutôt, des rangées de chaises. Une église, peut-être, une école, ou une salle de spectacle. Bien rangées, mais dépareillées, déja blessées par les mauvais traitements précédents, que masque mal l'ordonnancement, l'alignement, presque parfait des rangées. Des chaises et des rangs que nous verrons prochainement dérangés, entassés, éclatés comme après une fin du monde quelconque, puis remis en ordre, inlassablement, par des acteurs-déménageurs-aménageurs infatigables. Dans ces rangs, s'installent ou tentent de s'installer ces acteurs, n'y arrivent pas. Peuple de déplacés, de sans places, hallucinés. En blouse kaki, les corps et les yeux suent l'angoisse du qui cherche à se placer, cherchent dans les yeux des autres et nos propres yeux une assurance introuvable dehors comme dedans... Ca va ici? Non, plutôt là? Devant toi, à coté de toi, je dérange, tu déranges. Elle dérange, la petite folle qui commence à prendre la chaise comme objet d'amour, tente une caresse... belle chaise, douce chaise, chaise chérie m'appartiendras-tu? Une pâmoison de couvent s'esquisse, s'étire au-dessus de la blouse. Derrière, une chaise claque, censure le geste déplacé, d'une autre blouse émerge un visage d'oiseau contremaître terrorisé. Une autre racle la chaise au sol ; lui met une bonne raclée musicale avant d'y rejeter son postérieur dominateur... Ah mais! Leregard au garde-à-vous retombe dans un intérieur abyssal, stupéfié.
Le ballet commence alors, sans parole, sauf la petite ritournelle que ressasse périodiquement un choeur un instant soulagé d'avoir trouvé un maitre et un ordre convenable : les filles devant, les gas derrière, les voix harmonisées. Avant de retourner au boulot, au ballet des chaises et des corps où chacun tentera tour à tour d'exercer le pouvoir ou de s'y soumettre convenablement, c'est à dire follement. Ballet de la normopathie, comme dirait Jean Oury. Qui pourrait être terriblement dur, sombre, si un formidable travail d'acteurs, avec les acteurs, ne le tirait vers le burlesque. .Catherine Vallon, qui a composé pendant 2 ans les gammes de ces "saynètes" se réfère au "pré" de Jean Oury -pré-intentionnel, prè-prédicatif, pré-discursif. Et c'est bien en effet là que ça se passe, nous est donné à voir. en-deça de toute pesanteur démonstrative d'un vouloir dire. Inutile donc de rajouter des couches discursives là-dessus, il faut y allervoir . Peut-être seulement ajouter que ce qui nous est donné à voir, c'est aussi cette micropolitique des corps chère à Michel Foucaut, dont Vallon est aussi une grande lectrice, et qui nous a appris, comme d'ailleurs la psychothérapie institutionnelle, que le pouvoir n'est pas, comme le croient naïvement les militants, localisé quelque part. Qu'il est là, en chacun de nous, entre nous, dans ce jeu du placement et de la surveillance que nous exerçons continuellement les uns sur les autres. Et auquel contredire, plus que jamais, est un devoir.
Valérie Marange
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Date |
25 Septembre |
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Thème |
temps pauvre |
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Carte Blanche |
Franck Gourdien (vidéo) |
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L'impropriation ©Franck Gourdien
| Un trouble | Fred Périé |
| Verdure | Mathieu Diebler |
| Il fallait bien une victime | Mathilde Texier |
2ème Partie - Le Brûlant
pause 5'
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auteur |
lu par |
| Le grand combat | Henri Michaux | Charlotte Bayart-Noé |
| Mes occupations | Henri Michaux | Charlotte Bayart-Noé |
| Mes amis (extrait) | Emmanuel Bove | Hervé Dauphin |
| Le poème de la fin (extraits) | Marina Tsvétaïeva | Fred Périé |
| Le Brigand (extrait) | Robert Walser | Laurent Pinon |
| Incidents | Daniil Harms | Bruno Jouhet |
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Réponse des cosaques zaporogues au Sultan de Constantinople |
Apollinaire | Charlotte Bayart-Noé |
pause 5'